Okayama – Kurashiki

Nous partîmes de Kyōto au matin, après avoir de nouveau pas mal attendu à la gare – eh oui, au Japon on est à l’heure, plus à l’heure que les japonais, n’en déplaise à certains ^^. Et notre valise commence à être un peu trop pleine…

Bref, nous grimpons dans un Shinkansen Hikari, direction Okayama. Les shinkansen, c’est deux fois plus de place pour les jambes que dans les TGV, très peu d’arrets (qui durent beaucoup moins longtemps que pour les TGV vu que les japonais sont plus disciplinés et qu’il n’y a pas de bousculades et, en plus, qu’il y a beaucoup plus de shinkansen qui passent que de TGV…) et des contrôleurs qui vous font des courbettes pour vous remercier de leur avoir montré votre ticket. Bref, rien que ça, ça dépayse!

shinkansen

Bref, nous voici à Okayama, il est midi nous avons faim et nous avons de gros sacs que nous ne comptons pas nous trimballer dans le jardin. Heureusement, il y a des « coin lockers » où on peut laisser ses affaires. Malheureusement, ceux assez grands pour contenir notre valise sont tous pris, et nous devons faire plusieurs fois le tour de la gare pour en trouver un!

Enfin, après avoir mangé un boeuf au curry dont nous ne vous dirons pas des merveilles, nous voici sortis de la gare. Un petit détour par la poste pour envoyer nos cartes postales et re-retirer des sous, et on plonge dans la ville en direction du jardin.

A Okayama, il y a 600 000 habitants et des trams, ça nous rappelle un peu Grenoble… sans les montagnes. Sauf que eux, à la place de la bastille, ils ont un joli château.

chateau d'Okayama

Il s’agit du U-Jō, château féodal détruit pendant la seconde guerre mondiale et reconstruit en 1966.

Et enfin, nous arrivons au Korakuen. Il s’agit d’un des trois plus beaux jardins du Japon (avec le Kenrakuen de Kanazawa et le Kairakuen de Mito). Celui-ci a le grand avantage d’avoir assez peu bougé depuis 1700 car à chaque destruction il pouvait être reconstruit à l’identique d’après les nombreuses peintures qui en ont été faites. Il est situé sur une île juste à côté de l’île du château d’Okayama. Il a été construit par Tsuda Nagatada sur l’ordre de Ikeda Tsunamasa. Dans un premier temps seule la partie de l’île visible depuis le château a été aménagée et le reste est resté cultivé, puis la totalité a été aménagée – il reste un petit carré de culture par ci par là pour rappeller ce passé. Mais assez parlé, voici une photo:

korakuen - coline

Prise depuis la colline artificielle au centre du jardin, on peut voir l’étang Sawa-no-ike avec ses trois îles – une pour pêcher, une pour manger, une autre juste pour faire joli.

Dans le jardin nous avons aussi trouvé les plans de notre future maison:

korakuen

Le Ryuten pavillon (pavillon du repos du dragon).

Bref, un jardin qui valait bien ses 350 yens payés à l’entrée!

Nous sommes ensuite retournés à la gare, avons attrapé un train – ça ressemble plus à un métro en fait… – pour nous rendre à Kurashiki où se trouve l’hotel d’où je vous écris chers lecteurs. Une ville… petite (« que » 400 000 habitants) avec un intéressant quartier historique – de jolies maisons au bord d’un canal avec des petits ponts – et de très bons okonomiyaki.

Et voilà, demain on repart pour Okayama pour prendre un shinkansen pour Hiroshima, d’où nous rejoindrons Miyajima, son ferry et son torii flotant…