Pavillon dort

Sous ce jeu de mot foireux se cache ce simple constat: bouger, ça use. Aussi avons nous profité de la journée d’hier comme d’une journée de récupération et de détente, entre shopping, lecture, jeux et farniente.

Nous avons donc passé la matinée et le début d’après-midi dans Shijō-Kawaramachi (oui je sais, à mes souhaits, merci), zone commerçante non loin (ou si peu) de notre hôtel. C’est simple: au départ ce nom désigne le croisement de deux rues, la rue Shijō-dori et la rue Kawaramachi-dori. Si ce n’est que sur deux ou 3 blocs dans les 2 sens, on trouve des commerces divers et variés, allant des fringues aux jeux en passant par les restaurants, librairies, pachinko et j’en passe. Une sorte de Shinjuku pour adultes en quelque sorte (encore qu’on y trouve quelques salles d’arcades et librairies de manga dont je déconseille la lecture aux plus de 10 ans). On y trouve même une échoppe de l’Occitane !

occitane
La fin d’après-midi s’est déroulée tranquillement, entre une partie des Colons de Catane (version deux joueurs) et quelques chapitres de la Roue du Temps (et une sieste).

Du coup avons nous pu démarrer sur les chapeaux de roue ce matin avec la visite des temples au nord-ouest de la ville. Tout d’abord, le monastère bouddhiste 大徳寺 (Daitoku-ji). Une grande partie du monastère n’est pas ouverte à la visite car les moines y habitent (forcément). Toutefois on peut y admirer de nombreux temples autour du temple principal, une porte monumentale et un goban susceptible d’avoir été utilisé par Tokugawa Ieyasu (un des shōguns les plus connus de l’histoire du Japon) – que nous n’avons pas vu ^^.

daitoku-ji

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le 鹿苑寺 (Rokuon-ji), plus connu sous le nom d’une de ses composantes: le célébrissime Pavillon d’Or (金閣寺 – Kinkaku-ji).

pavillon d'or

Bien entendu, le bâtiment n’est pas tout seul et la visite du jardin autour permet de découvrir des étangs et une ancienne maison à thé. En y allant, nous avons également aperçu un des kanji utilisés pour le Daimonji Gozan no Okuribi (un des festivals les plus connus de Kyoto, où des kanji géants sont enflammés sur les flancs des montagnes).

kanji sans feu

Après une halte dans un restaurant à grillades (fort sympathique, avec une sorte de barbecue à gaz au centre de la table), nous nous sommes dirigés vers le dernier temple de notre visite de Kyōto, le 龍安寺 (Ryōanji). Pour une fois nous nous sommes fendus de la modique somme de 500円 afin de visiter l’intérieur du temple et notamment le fameux jardin sec de style karesansui. On trouve également dans Ryōanji un tsukubai (bassin de purification) d’une valeur symbolique forte pour le bouddhisme zen dont se réclame le temple.

jardin du ryoan-ji

bassin leonard

Voilà, demain nous disons さようなら (sayōnara – au revoir !) à Kyōto pour rejoindre Kurashiki, après un détour par Okayama (qui dispose également d’un des 3 plus beaux jardins du Japon, à l’instar de Kanazawa).

peluches kawaiiii