Jun 14

Pimp my ride

Posted by Jean-Baptiste

C’est décidé, il va nous falloir un autre de ces tas de tôle polluants appelés en général automobiles. Dans notre souci d’économie - aussi bien de nos ressources personnelles que de celles du reste du monde - qui contrairement à celui de nos amis californiens ne date pas d’hier, ni de la récente hausse des prix du pétrole, notre cœur balance entre deux bolides, chacun ayant ses avantages et inconvénients.

À ma gauche, la Dacia (Renault) Logan (ou Sandero, peut-être), la familiale la moins chère du marché. Un châssis a priori robuste, une motorisation qui n’a rien à envier à une Peugeot 308 ou Renault Laguna - et un prix défiant toute concurrence, avec un prix minimum constaté de 7900€ (en neuf, pour la Logan de base) et maximum (au moment où j’écris ces lignes) de 14000€ (Logan MCV (break) Lauréate).

À ma droite, la Toyota Prius, l’hybride la plus en vue de ces quelques années. Une technologie hybride considérée comme révolutionnaire (3 moteurs dont 2 électriques, entretien quasiment inexistant), une consommation annoncée de 4.5l/100km (constatée dans des tests sur Internet: de 3.5 (si si) à 6.5 en moyenne selon les styles de conduite), une expérience de conduite incroyable (transmission automatique sans boite, équipements électroniques top moumoute de série) - pour un prix annoncé de… 23300€ (prime d’état et remise constructeur déduites).

Le dilemme est grand: faut-il encourager dès maintenant les technologies automobiles émergeantes et la course au véhicule “propre mais hype” (Prius) ? Ou vaut-il mieux miser sur une hausse soutenue du prix du baril de pétrole et attendre les véhicules “zéro émission” de demain malgré le besoin d’un second véhicule (Logan) ? Ou bien serait-il finalement préférable d’essayer de trouver des alternatives (puisque c’est la mode: covoiturage, cyclisme) ?

Dans l’immédiat je nage en plein doute, l’essai de la Prius cet après-midi m’ayant presque convaincu de me lancer. Profitons donc au mieux de ce week-end “portes ouvertes” chez la plupart des constructeurs pour faire des essais… Sachant que bien entendu, ces deux véhicules sont dans le peloton de tête des plus fortes demandes des particuliers :roll:

Apr 21

Nostalgie

Posted by Jean-Baptiste

Voici maintenant un peu plus de 6 mois que nous sommes rentrés du Japon. Il s’en est passé des choses en 6 mois mais ces derniers jours, je me surprends à repenser aux abords du Shiba-kōen, aux passerelles piétonnes surplombant les rues de Tōkyō; à ces petits restaurants qui fleuraient bon l’huile de sésame, la sauce teriyaki; à ces parcs et temples qu’on croise au détour d’un building, à ces flots de passagers empruntant la Yamanote; en bref: JE VEUX Y RETOURNER !

Je suis tiraillé entre l’envie de profiter encore plus de l’immensité de Tōkyō et celle de visiter les Alpes japonaises. Entre l’appel des iles de la mer de Seto et celui de Hokkaidō. Je veux me faire un bol de ramen sur le coin d’une échoppe, gravir le mont Fuji, visiter les 5 lacs de Fujigoko et la forêt d’Aokigahara, me baigner dans un onsen et faire griller des okonomiyaki !

C’est rien, ça devrait passer. Vous croyez que c’est faisable de s’organiser ça pour les 2 semaines de vacances qui arrivent le week-end prochain ;) ?

Feb 26

Manteau blanc 2007-2008

Posted by Jean-Baptiste

C’est presque une tradition, il faut forcément que j’écrive un billet dans l’année sur la neige. L’avantage c’est que cette année il y en aura eu :) (et il y en aura a priori encore) et qu’on a pu en profiter quelques week-ends ;)

À ce stade de l’hiver, nous avons pu faire :

  • une petite sortie à Crest-Voland en décembre - avec moniteur de ski attitré, merci Roger :)
  • une le week-end du 15/02, initiation de pH aux joies de la glisse :D
  • une le week-end dernier à l’Alpe du Grand Serre avec Nico, Peggy et leurs amis - plus sportive celle là !

Hé bien n’empêche que ça fait du bien tout ça, du coup j’ai bien envie de m’équiper (parce que les skis de location, c’est bien quand on n’a pas envie de pourrir ses spatules sur les cailloux, mais sinon…).

À part ça, on prend enfin le temps de s’intégrer à la vie sociale grenobloise. Audrey s’est laissée entrainer par Laetitia à un cours de salsa (elles ont même voulu me convaincre d’y aller - non sans succès d’ailleurs ;) ) et je suis allé tester un  entrainement de l’association Excalibur Dauphiné hier soir - que du bonheur ! Je vais enfin pouvoir me remettre à taper sur des gens avec des gros morceaux de métal :D
Il y a d’autres nouvelles mais certaines sont encore un peu floues ;)

Dec 9

Migration hivernale

Posted by Jean-Baptiste

C’est bientôt l’hiver et les serveur, comme les oiseaux, migrent vers des cieux plus cléments… Blague à part, notre blog-inou et tout le site autour est dorénavant hébergé sur une vraie machine qui trainait dans notre bureau depuis trop longtemps. Je me suis donc enfin lancé dans la finalisation de l’installation de notre nouveau serveur, plus rapide, plus puissant et avec plus de place, histoire de soulager notre serveur vieillissant (ben oui, un PII 400, c’est lent).

Tout ce que j’espère, c’est que rien ne se perdra dans la migration, parce que ça fait pas mal de chamboulement (changements d’IP interne, migration de bases, de fichiers etc.). En tous cas, a priori ce blog fonctionne encore ;)

Nov 4

Debriefing 0

Posted by Jean-Baptiste

Voici bientôt 3 semaines que nous sommes rentrés et le tri des photos n’est pas encore terminé (forcément, ça prend du temps à trier 1.2Go de photos). Néanmoins, cet article devrait être le premier d’une série sur ce que nous avons pu constater de la vie dans les villes japonaises en 2 semaines de résidence - oui parce que bon, la campagne japonaise, on l’a traversée en shinkansen, mais on n’a pas vraiment pu apprécier… La prochaine fois sans doute :P

Ce premier article donc portera sur les habitants du Japon, du moins ceux que nous avons pu rencontrer (pour la plupart: commerçants, employés d’hôtels, restaurateurs et agents divers et variés…).

Première constatation - qui saute aux yeux quand on rentre en France : ils disent systématiquement “Irasshaimase !” (”Bonjour, bienvenue !”) quand on rentre dans leur boutique (et même des fois quand on se contente de passer devant…) et on est toujours accueilli avec le sourire (sauf dans un combi-store à 22h, mais là on avait un peu poussé). Le japonais, on s’y attend plus ou moins, est très prévenant, très efficace et très poli. Je ne sais pas si c’est parce qu’on était des touristes ou s’ils sont toujours comme ça, même si je penche plutôt pour la seconde option. Le corolaire en est qu’on s’habitue vite et que ça s’ajoute au choc quand on fait les boutiques en France ^^.

Seconde constatation : les japonais sont tout sourire quand on essaie de faire comme eux. Dire bonjour comme il faut suivant l’heure, commander les plats en japonais (même si on se plante, c’est pas grave, la plupart du temps on peu montrer sur le menu et ça passe), dire “gochisōsama deshita” (”j’ai bien mangé !” ou “c’était bien bon !”) quand se lève de table, plein de petits détails qui soit sont appréciés, soit sont trouvés un peu bizarres par nos interlocuteurs - un peu des deux à mon humble avis. Il vaut donc mieux se préparer du mieux qu’on peu et apprendre au moins les formules de politesse de base quand on se rend là bas. On a vu ce que ça donnait avec les touristes intégraux quand un groupe de 6 espagnols bruyants s’est pointé dans un restau et qu’il n’y en avait qu’un qui baragouinait 2 ou 3 mots d’anglais… Donc merci Menini-sensei pour vos cours efficaces !
Enfin, et c’est là une constatation globale : les japonais sont ultra disciplinés, formatés dès la plus tendre enfance à s’intégrer le plus profond possible dans une routine bien huilée. De fait, j’aurais tendance maintenant à parler de “file japonaise” plutôt que de “file indienne” tellement les gens là bas ont tendance à s’aligner. Sur les quais de gare, les voyageurs attendent en file devant les portes (pas de bousculade pour essayer de rentrer alors que les occupants du train ne sont pas sortis…). Dans les escalators, les moins rapides se mettent à gauche pour laisser les autres passer. On voit rarement les gens se presser les uns contre les autres et tenter de gruger dans une file d’attente. Et les feux de signalisation sont respectés tant par les automobilistes que par les piétons !

De l’ordre et de la précision, c’est semble-t-il le mode de vie du japonais citadin. Apparemment, la plupart des japonais ne se lâchent vraiment qu’une fois à la fac, après une primaire, un collège et un lycée où tout le monde est en uniforme, pour reprendre l’uniforme une fois dans le monde du travail (que ce soit un véritable uniforme de gardien de parking, d’hôtesse d’accueil ou un costume complet comme nous avons pu en croiser des centaines autour dans Minato-ku). C’est très appréciable quand on y va de temps en temps, mais peut être contraignant à la longue…

Oct 17

L’île où flottaient les Torii

Posted by Asterodeia

Samedi matin à Kurashiki, le réveil sonne à 7h30. Sauf qu’au moment de mettre ma montre, je me rend compte que le réveil avait une heure d’avance… c’est donc très très en avance que nous arrivons à la gare de Okayama, et après un petit changement de Shinkansen nous nous retrouvons à Hiroshima à 9h00 plutot qu’à 11h00… Nous reprenons le train pour Miyajima-guchi, où nous montons sur un ferry direction l’île de Miyajima!

ferry

Miyajima est une île sacrée. En particulier, il n’y a aucune maternité ni cimetière car on n’a le droit ni de naître ni de mourir sur l’île. C’est aussi pour cela qu’on n’a pas le droit d’y couper d’arbres…

Au milieu des énormes groupes de touristes - japonais, allemands, que sais-je… - nous laissons nos bagages à la gare pour une petite visite avant de nous rendre à l’hôtel. Nous avons ainsi pu rencontrer les fameux daims (sont-ce bien des daims…) mangeurs de plan.

biches

Nous avons ensuite suivi le flot des touristes vers L’Attraction de l’île avec un grand A : le temple Itsukushima et son célebrissime Torii flottant!

torii

Nous avons eu de la chance, la marée était haute à notre arrivée sur l’île… plus tard dans la journée, nous avons pu voir, de plus haut dans la montagne, les touristes qui allaient marcher dessous… on nous a expliqué sur le ferry qu’il s’agit en fait du 8ème Torii, les autres ayant sombré dans des tempêtes et cyclones… Les “pieds” font 10m de circonférence au niveau du sable!
Enfin, ceci dit il n’était pas si impressionnant ce torii…

miyajima-019.jpg

(Je rigole hein, il ne s’agit pas du même…)

Bref, nous avons ensuite fait un détour par un autre monument un peu moins célèbre, la pagode à cinq étages:

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Puis nous avons pris le chemin de l’hôtel. 20 minutes à pied minimum, avec notre grosse valise, et pas sur du plat… on n’est pas arrivés très frais là bas, on avait faim, et on a appris que la chambre ne serait prete qu’à 15h00… heureusement, ils ont gardé nos bagages et ils nous ont ramené en minibus jusqu’au port où nous avons fini par trouver un restaurant qui ne servait pas de domburi… et nous nous sommes donc empiffrés de sashimi!

Bref, nous avons passé le reste de l’après-midi à nous balader… d’abord dans le quartier commerçant, où on peut voir la plus grande cuiller à riz du monde !

miyajima-018.jpg

Nous avons aussi trouvé pas mal de souvenirs, et Jean-Baptiste n’a pas résisté à l’appel du tanto - bokken :P

Nous avons aussi été visité le très beau temple de Daisho-in, qui nous en a appris beaucoup sur le bouddhisme :

miyajima-020.jpg

Puis, en passant par le parc de Momiji-dani (qui nous a appris au passage que Momiji signifie “feuille d’érable”, d’où le nom des Momiji-mango, petites patisseries en forme de feuilles d’érable spécialité de Miyajima avec la pelle à riz…) nous sommes retournés à l’hôtel. Non sans croiser nombre de daims et avoir une superbe vue sur le torii vu de haut. Malheureusement, il était trop tard pour monter sur le mont Misen, le mont sacré où brûle une flamme “éternelle” depuis 1200 ans - flamme qui a servi à allumer la flamme de la paix qui brûle à Hiroshima.

Notre chambre, enfin, notre ryokan était enfin pret! Il s’agit d’une chambre “traditionnelle” japonaise :

miyajima-021.jpg

Le soir venu nous avons aussi eu droit à un repas traditionnel japonais (ensemble de sashimis, légumes étranges, poissons en fondue et trucs bizarres…) et nous avons dormi sur des futons. C’est d’ailleurs fou comme on y dort bien (surtout avec le doux bruit des vagues pour nous bercer ^^)

Par contre nous n’avons pas essayé les bains public, étant donné que nous avions une salle de bains… bah, on se fera un onsen la prochaine fois qu’on ira ;)

Oct 12

Okayama - Kurashiki

Posted by Asterodeia

Nous partîmes de Kyōto au matin, après avoir de nouveau pas mal attendu à la gare - eh oui, au Japon on est à l’heure, plus à l’heure que les japonais, n’en déplaise à certains ^^. Et notre valise commence à être un peu trop pleine…

Bref, nous grimpons dans un Shinkansen Hikari, direction Okayama. Les shinkansen, c’est deux fois plus de place pour les jambes que dans les TGV, très peu d’arrets (qui durent beaucoup moins longtemps que pour les TGV vu que les japonais sont plus disciplinés et qu’il n’y a pas de bousculades et, en plus, qu’il y a beaucoup plus de shinkansen qui passent que de TGV…) et des contrôleurs qui vous font des courbettes pour vous remercier de leur avoir montré votre ticket. Bref, rien que ça, ça dépayse!

shinkansen

Bref, nous voici à Okayama, il est midi nous avons faim et nous avons de gros sacs que nous ne comptons pas nous trimballer dans le jardin. Heureusement, il y a des “coin lockers” où on peut laisser ses affaires. Malheureusement, ceux assez grands pour contenir notre valise sont tous pris, et nous devons faire plusieurs fois le tour de la gare pour en trouver un!

Enfin, après avoir mangé un boeuf au curry dont nous ne vous dirons pas des merveilles, nous voici sortis de la gare. Un petit détour par la poste pour envoyer nos cartes postales et re-retirer des sous, et on plonge dans la ville en direction du jardin.

A Okayama, il y a 600 000 habitants et des trams, ça nous rappelle un peu Grenoble… sans les montagnes. Sauf que eux, à la place de la bastille, ils ont un joli château.

chateau d'Okayama

Il s’agit du U-Jō, château féodal détruit pendant la seconde guerre mondiale et reconstruit en 1966.

Et enfin, nous arrivons au Korakuen. Il s’agit d’un des trois plus beaux jardins du Japon (avec le Kenrakuen de Kanazawa et le Kairakuen de Mito). Celui-ci a le grand avantage d’avoir assez peu bougé depuis 1700 car à chaque destruction il pouvait être reconstruit à l’identique d’après les nombreuses peintures qui en ont été faites. Il est situé sur une île juste à côté de l’île du château d’Okayama. Il a été construit par Tsuda Nagatada sur l’ordre de Ikeda Tsunamasa. Dans un premier temps seule la partie de l’île visible depuis le château a été aménagée et le reste est resté cultivé, puis la totalité a été aménagée - il reste un petit carré de culture par ci par là pour rappeller ce passé. Mais assez parlé, voici une photo:

korakuen - coline

Prise depuis la colline artificielle au centre du jardin, on peut voir l’étang Sawa-no-ike avec ses trois îles - une pour pêcher, une pour manger, une autre juste pour faire joli.

Dans le jardin nous avons aussi trouvé les plans de notre future maison:

korakuen

Le Ryuten pavillon (pavillon du repos du dragon).

Bref, un jardin qui valait bien ses 350 yens payés à l’entrée!

Nous sommes ensuite retournés à la gare, avons attrapé un train - ça ressemble plus à un métro en fait… - pour nous rendre à Kurashiki où se trouve l’hotel d’où je vous écris chers lecteurs. Une ville… petite (”que” 400 000 habitants) avec un intéressant quartier historique - de jolies maisons au bord d’un canal avec des petits ponts - et de très bons okonomiyaki.

Et voilà, demain on repart pour Okayama pour prendre un shinkansen pour Hiroshima, d’où nous rejoindrons Miyajima, son ferry et son torii flotant…

Oct 11

Pavillon dort

Posted by Jean-Baptiste

Sous ce jeu de mot foireux se cache ce simple constat: bouger, ça use. Aussi avons nous profité de la journée d’hier comme d’une journée de récupération et de détente, entre shopping, lecture, jeux et farniente.

Nous avons donc passé la matinée et le début d’après-midi dans Shijō-Kawaramachi (oui je sais, à mes souhaits, merci), zone commerçante non loin (ou si peu) de notre hôtel. C’est simple: au départ ce nom désigne le croisement de deux rues, la rue Shijō-dori et la rue Kawaramachi-dori. Si ce n’est que sur deux ou 3 blocs dans les 2 sens, on trouve des commerces divers et variés, allant des fringues aux jeux en passant par les restaurants, librairies, pachinko et j’en passe. Une sorte de Shinjuku pour adultes en quelque sorte (encore qu’on y trouve quelques salles d’arcades et librairies de manga dont je déconseille la lecture aux plus de 10 ans). On y trouve même une échoppe de l’Occitane !

occitane
La fin d’après-midi s’est déroulée tranquillement, entre une partie des Colons de Catane (version deux joueurs) et quelques chapitres de la Roue du Temps (et une sieste).

Du coup avons nous pu démarrer sur les chapeaux de roue ce matin avec la visite des temples au nord-ouest de la ville. Tout d’abord, le monastère bouddhiste 大徳寺 (Daitoku-ji). Une grande partie du monastère n’est pas ouverte à la visite car les moines y habitent (forcément). Toutefois on peut y admirer de nombreux temples autour du temple principal, une porte monumentale et un goban susceptible d’avoir été utilisé par Tokugawa Ieyasu (un des shōguns les plus connus de l’histoire du Japon) - que nous n’avons pas vu ^^.

daitoku-ji

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le 鹿苑寺 (Rokuon-ji), plus connu sous le nom d’une de ses composantes: le célébrissime Pavillon d’Or (金閣寺 - Kinkaku-ji).

pavillon d'or

Bien entendu, le bâtiment n’est pas tout seul et la visite du jardin autour permet de découvrir des étangs et une ancienne maison à thé. En y allant, nous avons également aperçu un des kanji utilisés pour le Daimonji Gozan no Okuribi (un des festivals les plus connus de Kyoto, où des kanji géants sont enflammés sur les flancs des montagnes).

kanji sans feu

Après une halte dans un restaurant à grillades (fort sympathique, avec une sorte de barbecue à gaz au centre de la table), nous nous sommes dirigés vers le dernier temple de notre visite de Kyōto, le 龍安寺 (Ryōanji). Pour une fois nous nous sommes fendus de la modique somme de 500円 afin de visiter l’intérieur du temple et notamment le fameux jardin sec de style karesansui. On trouve également dans Ryōanji un tsukubai (bassin de purification) d’une valeur symbolique forte pour le bouddhisme zen dont se réclame le temple.

jardin du ryoan-ji

bassin leonard

Voilà, demain nous disons さようなら (sayōnara - au revoir !) à Kyōto pour rejoindre Kurashiki, après un détour par Okayama (qui dispose également d’un des 3 plus beaux jardins du Japon, à l’instar de Kanazawa).

peluches kawaiiii

Oct 9

Oh… un temple!

Posted by Asterodeia

Salut mon ami! Tu aimes ça visiter des temples?

Dans ce cas effectivement, Kyōtō est la ville qu’il te faut! Nous n’avons pas fait de concours de celui qui voyait le plus de temples, mais il y en a à peu près à tous les coins de rue…

Donc eh bien… nous avons visité des temples.

Nous avons commencé par partir à pieds direction nord-est par rapport à notre hôtel. Sur notre chemin nous avons croisé l’hotel de ville de Kyōtō.

hotel de ville

Puis après nous être égarés dans des petites ruelles aux maisons ultra surveillées, nous avons fini par arriver au temple Nanzen-ji. Il s’agit d’un des 5 grands temples zen de Kyōtō, célèbre pour son immense porte et ses peintures sur portes coulissantes. Nous nous sommes limités aux parties gratuites, et nous avons donc dû renoncer à voir les fontaines à bambous que nous avons entendues… par contre nous avons vu la grande porte, une cloche et un acqueduc.

nanzen-ji

Suite à cette visite, nous avons emprunté le chemin des philosophes en direction de Ginkaku-ji. Il s’agit d’un petit chemin longeant un canal où un philosophe japonais avait apparemment l’habitude de se ballader… On rencontre de tout sur ce chemin, comme un petit resto à soba/udon bien sympa, ou des nounours pêcheurs…

nounours

Nous sommes finalement arrivés au Ginkaku-ji, ou pavillon d’argent. Le pavillon en lui-même n’est pas ultra impressionnant (ici avec deux français devant, et le phénix de bronze sur le toit n’est pas très visible…)

pavillon d'argent

Par contre le jardin autour est magnifique, il y a un très joli point de vue d’en haut (parce que ça monte…) de la mousse partout, pleins d’érables du japon et un magnifique jardin zen surtout connu pour son “tas de sable” en forme de mont Fuji (apparemment, un tas de sable laissé par les ouvriers à la fin des travaux qui aurait été réutilisé…)

Il faut savoir que le pavillon d’argent n’a d’argent que le nom, il était prévu à l’origine qu’il soit couvert de feuilles d’argent mais le shogun Ashikaga Yoshimasa est mort avant de finir son pavillon…

Enfin, nous sommes rentrés, toujours à pieds, en passant devant le palais impérial de Kyōtō. Pour entrer il faut se rendre à l’agence impériale et montrer son passeport et tout, alors nous n’y avons pas été en fainéants que nous sommes ^^

porte palais impérial

Et enfin, après un petit passage à l’hôtel, nous sommes sortis manger des yakitori.

Fin d’une journée… pleine de temples.

Oct 8

Semaine 2: 京都 (Kyōto)

Posted by Jean-Baptiste

Nous sommes de retour pour vous jouer de mauvais tours :)

Après la capitale actuelle du Japon, nous voici dans l’ancienne capitale impériale (qui le fut pendant plus de 1000 ans). Sur les plans, Kyōto est une ville alignée sur les points cardinaux: des rues suivent un axe Nord-Sud, croisées par d’autres dans la direction Est-Ouest. Ce qui est rigolo, c’est qu’il y a vraiment partout dans la ville des petits temples bouddhistes ou des sanctuaires shintō.

Un petit train de campagne

Partis ce matin de Kanazawa sous la pluie (qui a fini par nous rattrapper), nous sommes arrivés peu après midi dans une gare très active et avec relativement peu d’indications en rōmaji (dur dur de lire les kanji sans aide). Heureusement, c’est encore une fois un monsieur très gentil qui nous explique - en anglais s’il vous plait ! - comment aller à l’hôtel et acheter des tickets de métro. Bon, il s’est un peu planté quant à notre itinéraire mais l’intention y était ;)

Après avoir posé nos affaire à l’hôtel, une urgence s’est imposée à nous: changer des sous ! Entre nos achats à Tōkyo, les restaus à tous les repas (même en faisant attention) et les distributeurs de boissons, il ne nous restait pas grand chose en poche - en fait, juste de quoi manger à midi, en prévoyant pour ce soir de manger des nouilles instantanées (qui soit dit en passant n’ont rien à voir avec ce qu’on trouve en France, c’est bien meilleur ici !). Premier problème: les banques semblent fermées, seuls les guichets automatiques sont ouverts. Second problème: les guichets automatiques sont tout en japonais, avec plein d’option à l’écran. Troisième problème: ils ne semblent pas accepter les MasterCard… En fait le seul que nous ayons trouvé à les accepter était dans un bureau de poste… fermé, la boucle est bouclée.

Du coup après avoir rapidement avalé un morceau sur le pouce, nous nous sommes dirigés vers la gare en désespoir de cause, où un petit tableau de conversion de devises nous faisait de grands signes de loin - non loin de deux amis de notre enfance :) .

Astroboy !

Leo le roi de la jungle

Ceci dit, la gare en elle-même est vraiment immense, c’est un bâtiment sur plusieurs étages, avec à l’intérieur un hôtel et une galerie marchande (bon ça y’en a un peu partout, mais celle là est grande).

La gare de Kyoto

En face de la gare se trouve la tour de Kyōto qui nous toise du haut de ses 131 mètres.

La tour de Kyoto

Nos poches pleines de sous, nous avons commencé à nous diriger vers un jardin dans l’Est de la ville, en remontant la rue Kawaramachi. C’est là que nous nous sommes fait surprendre par une brève ondée, juste avant d’arriver à la zone commerçante de Shijō-Kawaramachi. Du jardin, nous n’avons pu voir que l’enceinte car il était fermé à cette heure “tardive” (la plupart des temples et jardins ferment vers 15h si j’ai bien compris). Nous sommes donc rentrés rattraper notre retard de blogage et nous reposer un peu avant d’aller manger.

D’ailleurs nous avions remarqué en marchant vers la gare une petite échoppe à teriyaki d’apparence sympathique. Malheureusement, elle était pleine quand nous sommes arrivés et il a fallu trouver autre chose malgré les effluves alléchants qui nous parvenaient des grills. Nous nous sommes donc rabattus sur un petit restaurant à donburi (terme regroupant tout plat ayant à sa base un bol de riz avec plein d’ingrédients) où une équipe de cuisine fort sympathique nous a servi des grillades de porc et de bœuf ma foi fort honnêtes (avec en dessert une sorte de gelée au café, pas mal du tout).

La suite demain avec sans doute des visites de temples et de jardins (il semblerait qu’ils soient la principale attraction de Kyōto - avec l’université et le siège social de Nintendo :P ).